LE FIE ORGANISE UNE SESSION DE TRAVAIL POUR L’ELABORATION D’UN PROJET DE DEMANDE DE FINANCEMENT
Le chargé d’études, Boubakar ILBOUDO, représentant le secrétaire général du Ministère de l’Agriculture, de l’Eau, des Ressources Animales et Halieutiques (MAERAH), a présidé la première séance de travail organisé par le Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE) pour l’élaboration d’un projet de demande de financement à soumettre au Fonds de réponses aux pertes et préjudices (FRLD).
Le FIE, en tant qu’entité accréditée au Fonds Vert pour le Climat (FVC), a été retenu comme la structure nationale pour porter les projets de réponses au pertes et préjudices au niveau du Burkina Faso.

Le chargé d’études ILBOUDO a souligné que c’est lors de la COP 30 tenue à Belém, au Brésil, en 2025, que le FRLD a lancé officiellement son premier appel à proposition de financements pour les modalités de mise en œuvre de la Barbade (BIM). Il a précisé que cette étape marque une transition du Fonds vers une opérationnalisation active, lui permettant de lancer ses premières interventions pour répondre aux pertes et dommages liés au climat dans les pays en développement.
Il faut souligner que le BIM s’est vu attribuer un montant initial de deux cent cinquante (250 000 000) US$ pour soutenir les efforts de réponse dans les pays en développement confrontés à des pertes et dommages économiques et non économiques dus à des événements climatiques extrêmes et à évolution lente. L’appel à propositions de financements souligne l’engagement du Fonds à fournir un soutien rapide et ciblé aux populations en première ligne de la crise climatique. Il a été ouvert sur une période de six (06) mois, à partir du 15 décembre 2025.
A entendre le représentant du secrétaire général du MAERAH, l’objectif global de la rencontre de trois (3) jours est de contribuer à la mobilisation des ressources du Fonds de Réponse aux Pertes et Préjudices pour le financement d’actions de redressement face aux pertes et dommages liés au climat au Burkina Faso. De façon spécifique, il s’agit d’assurer une large consultation des parties prenantes du projet pour la prise en compte de leurs attentes ; d’élaborer un projet de demande de financement au FRLD ; de soumettre une demande de financement au FRLD et de suivre le processus de validation.

Pour mener à bien cette activité, il a été mis en place un Groupe Technique de Travail (GTT) comprenant des acteurs de plusieurs secteurs d’activités pour l’élaboration du projet. La session de travail du 31 mars au 2 avril consiste en un atelier de cadrage qui permettra aux participants de valider la démarche méthodologique, les outils de collecte de données et la feuille de route. Ainsi, la prise en compte des observations et amendements formulés par les participants lors de l’atelier de cadrage permettra de finaliser les documents techniques.
M. ILBOUDO a invité les participants à beaucoup d’assiduité aux travaux pour produire un projet robuste afin de mettre toutes les chances du côté du Burkina Faso, car les pays sont encouragés à soumettre, avant le 15 juin 2026, leur demande de financement pour un ou plusieurs projets dont les coûts sont compris entre 5 et 20 millions de dollars US par projet.
Pour rappel, le Fonds pour la Réponse aux Pertes et Préjudices, en anglais Fund for Responding to Loss and Damage (FRLD), est un mécanisme financier de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui vise à répondre aux besoins croissants des communautés vulnérables dans les pays en développement confrontés aux impacts irréversibles du changement climatique, en finançant des initiatives de redressement face aux pertes et dommages liés au climat.
DCRP/ FIE