LE RAPPORT DIAGNOSTIC VALIDE
Le Directeur Général (DG) du Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE), le Camarade Sondé Dit Boureima TRAORE a présidé, ce jeudi 08 octobre 2026 à Ouagadougou, l’atelier de validation du rapport diagnostic de l’engagement du secteur privé en matière de financement climatique au Burkina Faso.
Le rapport de diagnostic soumis à la validation des participants a été élaboré grâce à l’appui du Fonds Vert pour le Climat (FVC), dans le cadre d’un projet Readiness visant à renforcer les capacités techniques et institutionnelles nationales. En effet, c’est dans le cadre de la mise en œuvre du readiness du FVC intitulé « Renforcer les capacités nationales pour améliorer l’accès au financement climatique », qu’il a été décidé de l’élaboration d’une étude diagnostique de l’engagement du secteur privé en matière de financement climatique au Burkina Faso.

Le DG du FIE a souligné que « le Burkina Faso n’est pas en marge de l’urgence climatique. Dans ce contexte, notre pays a évalué ses besoins de financement climatique pour la période 2026-2030 à environ 4 511 milliards de FCFA dont plus de 65% doivent être alloués à l’adaptation ». Il a mentionné que le budget de l’État ne peut à lui seul supporter le coût de cette trajectoire de résilience climatique et que le déficit résiduel annuel de 313 milliards de FCFA nous impose un changement de paradigme.
« Face à ce constat, le secteur privé ne peut plus se positionner en simple spectateur. Il est à la fois l’acteur le plus exposé et le maillon indispensable pour construire une économie résiliente. C’est ici que réside tout l’enjeu de la finance climatique privée. À l’échelle mondiale, le secteur privé assure les deux tiers des investissements climatiques. En revanche, au Burkina Faso, cette contribution reste encore faible pour répondre aux défis actuels », a avancé le DG du FIE qui note toutefois que cette situation n’est pas une fatalité.


« C’est précisément pour inverser cette tendance que le Gouvernement burkinabè a stratégiquement positionné le FIE comme l’instrument financier national de référence. Grâce à son accréditation historique du 18 février 2025 auprès du Fonds Vert pour le Climat (FVC), le FIE fait désormais office d’entité nationale d’accès direct. L’État dispose ainsi d’un instrument souverain capable de structurer des financements concessionnels, d’optimiser le déploiement de subventions et de déployer des mécanismes de partage de risques au profit de nos acteurs publics et privés », a-t-il soutenu.
Ainsi, à l’endroit des participants, le DG du FIE a indiqué que l’objectif général est de valider, de manière consensuelle et rigoureuse, ce rapport diagnostic afin qu’il serve de socle analytique à notre future Stratégie Nationale d’Engagement du Secteur Privé. Dans cette optique, il a dit compter sur les analyses pertinentes et les propositions constructives des participants.

Après l’intervention du DG du FIE, les résultats de l’étude ont été présentés, faisant ressortir, entre autres, une analyse de la situation macro-économique du pays ; la cartographie des acteurs privés impliqués ou potentiellement intéressés par le financement climatique y compris leurs principales activités en la matière et analyser l’impact du changement climatique sur les activités du secteur privé.
Les opportunités d’investissement climatique/domaines d’intervention qui sont alignés sur les priorités et les besoins du PLAN RELANCE, de la CDN, du PNA et du LT-LEDS du pays ; les obstacles institutionnels, réglementaires, financiers et techniques limitant l’engagement du secteur privé ; la revue des produits/instruments financiers verts adaptés aux besoins du secteur privé, l’engagement et la coordination du secteur privé ont été analysés.


Les participants à l’atelier ont formulé des contributions critiques et des recommandations à prendre en compte pour améliorer la qualité du document avant de procéder à sa validation.
DCRP/FIE