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Ministre jardin maraicherLe Ministre de l’Environnement, de l’Economie Verte et du Changement Climatique (MEEVCC), Siméon Sawadogo, était dans la province du Ziro le jeudi 10 juin 2021. Une journée de parcours des infrastructures du Programme d’Investissement Forestier (PIF) dont celles réalisées dans le cadre de la mise en œuvre des Projets de Développement Intégré Communaux pour la REDD+ (PDIC/REDD+) avec l’intermédiation financière du Fonds d’Intervention pour l’Environnement (FIE).

L’Unité d’Aménagement Forestier (UAF) n°4 fait partie des infrastructures visitées par le Ministre Siméon Sawadogo. La restauration, la délimitation et la sécurisation de cet espace de conservation de 939,64 ha sont des activités inscrites dans le PDIC/REDD+ porté par la Commune de Sapouy. Auparavant, lors de son 2ème appel à projet, le FIE avait financé des travaux de sécurisation et de cartographie des UAF de cette même localité à l’initiative du Groupement de Gestion Forestière Sapouy/Bieha.

L’unité d’aménagement forestier n°4 a une vocation sylvopastorale avec pour objectifs de contribuer à la gestion durable des ressources forestières ; d’exploiter les ressources forestières en vue d’assurer le développement économique, social et culturel de la zone ; de contribuer à la préservation des écosystèmes et à la protection de la diversité biologique et de contribuer à la satisfaction des besoins en bois-énergie des centres urbains principalement la ville de Ouagadougou.

L’accompagnement du PIF à travers le PDIC financé dans cette commune a consisté d’abord à restaurer les parties dégradées de l’UAF n°4 par la plantation d’espèces ligneuses à forte croissance sur les limites des forêts ; la plantation d’arbres de forte croissance et à usages multiples et la réalisation de la RNA (Régénération Naturelle Assistée) pour améliorer la régénération des forêts. Avec une prévision de résultat de 50 ha de forêt à restaurer, l’objectif visé est de renforcer les capacités de séquestration du carbone comme cela a été expliqué au ministre Sawadogo et à sa suite.

Pour contribuer à l’atténuation des pressions humaines sur les forêts protégées de Sapouy, la délimitation et la sécurisation (installation de bornes périmétrales d’une hauteur d’un m) de ces unités ont fait l’objets d’activités dont les financements ont transité par le FIE.

Une autre infrastructure ayant reçu la visite du Ministre est le site maraîcher du groupement féminin « NEKENE DOUAN » réalisé aussi dans le cadre duPhotos plaque FIE PDIC/REDD+ de Sapouy. La production maraîchère constitue une source de revenus inestimables, particulièrement pour les femmes et les jeunes de la commune et contribue de ce fait à lutter contre la pauvreté. Il s’est alors agi pour le projet de former les membres du groupement sur les techniques de production maraîchère en vue de réduire la pression des femmes sur l’espace de conservation. Une activité consécutive a consisté à équiper le groupement maraîcher féminin en infrastructures de production maraîchère et sécuriser les périmètres maraîchers (1000 m de grillage de clôture pour complément d’anciens espaces exploités et nouveaux espaces à aménager) pour permettre aux femmes de travailler dans la sérénité. Le projet avait prévu la réfection de puits existants, la réalisation de nouveaux puits et la construction d’un magasin de stockage et de conservation des produits.

De quoi satisfaire une ministre de l’environnement surtout à la vue de dizaines de femmes aux cotés de leurs productions destinées à leur apporter une meilleure qualité de vie. Le plaisir de Siméon Sawadogo n’était pas moins grand au Lycée Provincial de Sapouy où grâce au dynamisme de l’administration et à l’accompagnement du PDIC, un jardin botanique a été réhabilité à travers une clôture de 05 ha et un important reboisement.

Avant de se rendre au Lycée provincial, la délégation conduite par le MEEVCC a marqué une halte à l’unité de transformation de beurre de karité à Tiana (Sapouy). La combativité des femmes sur place a suscité les encouragements du premier responsable du département en charge de l’environnement. Cette sortie de terrain a débuté par la visite du Centre National de formation sur la REDD+ (CENAFOR-REDD+) réalisé dans le village de Gallo à hauteur d’environ quatre cent (400 000 000) de F. CFA et rétrocédé à l’Ecole Nationale des Eaux et Foret (ENEF) pour gestion.

Ministre élèvesLe Burkina Faso bénéficie depuis 2014 du Programme d’Investissement Forestier avec 13 autres pays pilotes. Le PIF a pour objectif de réduire les émissions de gaz à effet de serre issues de la déforestation et de la dégradation forestière et de promouvoir la gestion durable des forêts, l’accroissement des stocks de carbone forestier et la lutte contre la pauvreté. L’exécution du PIF fait l’objet de deux principaux projets pilotes d’investissement que sont le Projet de Gestion Participative des Forêts Classées pour la REDD+ (PGFC/REDD+), porté par la Banque Africaine de Développement et qui intervient dans douze forêts classées ; et le Projet de Gestion Décentralisée des Forêts et Espaces Boisés (PGDFEB), porté par la Banque Mondiale et qui couvre 32 communes riveraines des 12 forêts classées situées dans 5 régions administratives (Est, Centre - Ouest, Boucle du Mouhoun, Sud-Ouest et Centre - Sud).

Les PDIC/REDD+ proviennent du PGDFEB. Ils visent à assurer des investissements dans les trente-deux (32) communes, financée chacune à hauteur de 140 millions de F. CFA, dans le but de contribuer à l’atteinte de l’objectif général visé par le PIF.

La mission assignée au FIE dans le cadre de la mise en œuvre des PDIC/REDD+ vise à permettre une facilitation fiduciaire. Pour ce faire, le FIE joue un double rôle : assurer une intermédiation financière entre le PIF et les 32 communes d’intervention ; assurer le contrôle du respect des procédures administratives, comptables et financières et de passation de marchés.

Par l’intermédiaire du FIE, la Commune de Sapouy a consommé ses 140 millions et a bénéficié d’une rallonge de financement de cent millions (100 000 000) de la part des bailleurs de fonds au regard de ses performances. Des ressources supplémentaires consommées à ce jour à 90%.

Amadou Oury SANOU

 

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